Lionel Jospin tire à boulets rouges sur Ségolène Royal

Lionel Jospin tire à boulets rouges sur Ségolène Royal


Lionel Jospin tire à boulets rouges sur Ségolène Royal
Dans un livre à paraître la semaine prochaine, l'ancien Premier ministre ne mâche pas ses mots et tire à boulets rouges sur Ségolène Royal qu'il accuse d'avoir été incapable de remettre le Parti socialiste en ordre de marche.

Dans ce livre intitulé "L'Impasse" et dont "Libération" publie lundi quelques courts extraits, Lionel Jospin se livre à une charge en règle contre l'ancienne candidate à la présidentielle qu'il dépeint notamment comme "une personnalité qui n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques" pour conduire le PS et comme "une candidate qui était la moins capable de gagner".

Selon "Libération", Lionel Jospin publie son livre avec pour objectif de convaincre les militants socialistes de ne pas confier les clés du Parti lors du prochain congrès à la présidente de la région Poitou-Charentes et encore moins lui donner une deuxième possibilité de présenter à l'investiture présidentielle.

Pour Lionel Jospin, qui lui reconnaît toutefois de l'aplomb et du courage, Ségolène Royal est "une figure seconde de la vie publique" qui n'est "pas taillée pour le rôle". AP

# Posté le lundi 17 septembre 2007 03:36

Ségolène Royal part étudier le modèle québécois

Ségolène Royal part étudier le modèle québécois
Après mon retour de vacances j'ai pu observé que les choses ont évolués dans le bon sens pour Ségo!!!!

Ségolène Royal part étudier le modèle québécois
Ségolène Royal prend de la hauteur. Quatre mois après son échec à l'élection présidentielle, la présidente de la région Poitou-Charentes s'envole dimanche pour une visite de quatre jours au Québec destinée à étudier le "laboratoire" québécois.

L'ex-candidate socialiste est attendue au tournant pour sa première visite dans la Belle province, où sa "gaffe" du 22 janvier dernier sur la "souveraineté et la liberté du Québec" est encore dans les mémoires.

"Je ne renie rien de ce que j'ai dit, mais l'incident est clos", a expliqué vendredi Mme Royal à quelques journalistes. Accusant ses adversaires d'avoir "bien exploité" une phrase "tirée de son contexte", elle a répété être sur la position traditionnelle de la France du "ni indifférence ni ingérence" dans les affaires québécoises.

La présidente de Poitou-Charentes, dont la région entretient des liens étroits de coopération avec la province francophone, vient d'abord à Québec, puis à Montréal, pour préparer le 400e anniversaire en 2008 de la fondation de la première ville par le Français Samuel de Champlain, né à Brouage en Charente-Maritime.

Mais Mme Royal, candidate "probable" en 2012, entend surtout "s'intéresser de près au laboratoire de la modernité, imaginatif et pragmatique" qu'est selon elle le Québec.

En plein débat en France sur les moyens d'empêcher la récidive des délinquants sexuels, elle s'intéressera à l'expérience québécoise lors d'une visite mardi de l'Institut psychiatrique Robert-Giffard à Québec.

L'avocate de "l'excellence environnementale" rencontrera les associations écologistes et visitera une entreprise de construction de maisons à ossature bois. La dirigeante socialiste s'entretiendra avec les partenaires sociaux pour comprendre les raisons du dynamisme québécois.

Ségolène Royal s'intéressera aussi au débat québécois sur les "accomodements raisonnables", mesures destinées à minimiser les discriminations en matière de sexe, d'âge, de handicap ou de religion.

La présidente de Poitou-Charentes profitera de ce séjour québécois pour développer sa vision de la francophonie, vue comme "une chance de civiliser la mondialisation". Elle prononcera un discours sur ce thème mercredi à l'université de Montréal. Partisane d'une "relation équilibrée entre l'Europe et les Etats-Unis", elle dénonce le "tournant atlantiste" de la diplomatie française sous Nicolas Sarkozy.

Pendant son séjour, Ségolène Royal sera reçue par le Premier ministre Jean Charest, et rencontrera les chefs des partis québécois. Mais elle n'ira pas à Ottawa, où elle avait été invitée. Elle a promis de se rendre "assez rapidement" dans la capitale fédérale canadienne.

A travers ce voyage qui en annonce d'autres, Mme Royal entend rattraper son inexpérience sur la scène internationale, qui lui a été reprochée pendant la campagne. "Je suis dans une phase de travail, d'approfondissement d'un certain nombre d'idées, de contacts en France et à l'étranger", explique-t-elle en parlant d'une "densification personnelle". Elle a assuré qu'elle mettrait ce travail au "service de la réflexion collective" lancée par le PS.

# Posté le samedi 15 septembre 2007 12:23

Modifié le dimanche 16 septembre 2007 00:24

Il y a eu un "hiatus" entre l'équipe de Ségolène Royal et le Parti socialiste, reconnaît Aurélie Filippetti

Il y a eu un "hiatus" entre l'équipe de Ségolène Royal et le Parti socialiste, reconnaît Aurélie Filippetti
Il y a eu un "hiatus" entre l'équipe de Ségolène Royal et le Parti socialiste, reconnaît Aurélie Filippetti
Il y a eu un "hiatus entre le fonctionnement de l'équipe de campagne et le fonctionnement du Parti socialiste" pendant la campagne présidentielle, a admis Aurélie Filippetti vendredi.

"Il y avait quelque chose qui ne collait pas, ou pas suffisamment en tout cas", a estimé sur France-2 cette proche de Ségolène Royal et députée socialiste de Moselle.

Evoquant une "certaine inexpérience d'une partie de l'équipe", Mme Filippetti a expliqué que l'équipe la candidate socialiste s'était trouvé dans la position d'une "une petite PME, une petite start-up" face à la "machine de guerre" du candidat UMP Nicolas Sarkozy.

L'équipe de la candidate malheureuse "avait des idées intéressantes", mais "on n'a pas eu le temps de les faire passer", a regrettée la députée, qui a néanmoins reconnu qu'elle voterait en faveur de Mme Royal "si on faisait demain l'élection du Premier secrétaire (...) en l'état actuel des choses".

Cent jours après le début du nouveau mandat présidentiel, l'élue socialiste a estimé que le président avait "montré les limites des slogans de campagne (...) déroulés comme ça pendant toute la présidentielle" qui allaient "se confronter très vite à une réalité". AP

# Posté le vendredi 24 août 2007 04:41

Royal organise sa rentrée pour peser sur le PS

Royal organise sa rentrée pour peser sur le PS
L'ancienne candidate à l'Élysée rassemble ses partisans à Melle samedi.


« NOUS VOUS conseillons d'apporter votre pique-nique. » Dans la lettre d'invitation qu'elle a envoyée durant l'été à ses partisans, Ségolène Royal a le souci du détail. Pour sa rentrée politique, samedi à Melle, l'ancienne candidate souhaite une Fête de la rose réussie et festive. « Au programme sont prévus, outre la partie politique, un grand pique-nique, un marché de produits locaux et des concerts. » C'est là qu'elle doit livrer un premier bilan de sa campagne et donner ses pistes pour la rénovation du parti.


À une semaine de l'université d'été de La Rochelle, la Fête de la rose de Melle se veut comme une démonstration de force. Les partisans de la présidente de Poitou-Charentes espèrent prouver à ceux qui doutent que son aura n'a en rien diminué. Pour s'assurer de l'affluence, les militants, via un site Internet du genre « participatif », ont été invités à s'entendre entre eux pour organiser des covoiturages ou louer des bus. Certains n'hésiteront pas à faire de très longs trajets. Ainsi, les Niçois se lèveront à 1 heure du matin pour arriver à 12 h 30 sur place. Pour ceux qui prennent le train, des navettes entre la gare de Poitiers et Melle ont été mises en place par l'association Désirs d'avenir de Ségolène Royal. Françoise Billy, la première fédérale des Deux-Sèvres, attend « entre 3000 et 4000 personnes ». Quasiment autant que la population locale.


La cote d'amour de Ségolène Royal est cependant en baisse en général. Selon un sondage LH2 pour Libération paru hier, seulement 15 % des Français jugent qu'elle serait le meilleur leader pour la gauche (contre 30 % en faveur de Dominique Strauss-Kahn). Lorsque les seuls sympathisants de gauche sont interrogés, les deux font jeu égal à 24 %.


«Travail de dépoussiérage»


Si la sensibilité « ségoléniste » demeure importante chez certains militants, des cadres et des élus du PS, même s'ils ont été « royalistes » par le passé, s'interrogent désormais. « Nous sommes dans une autre époque où personne n'a de chèque en blanc », explique un député. « Elle doit faire ses preuves », dit un cadre du parti. Peut-elle prendre le leadership ? « On verra », répond poliment un élu qui a travaillé dans son équipe de campagne.


Des grands élus, comme Jean-Marc Ayrault ou Pierre Mauroy, ont aussi montré avant l'été qu'ils conservaient toute leur indépendance vis-à-vis d'elle. Certains de ses proches, comme Manuel Valls ou Arnaud Montebourg, jouent à la fois autonomie et continuité. Le moment n'est pas « à choisir un candidat, mais à reconstruire un projet politique », explique le député de Saône-et-Loire, en se réjouissant cependant du « travail de dépoussiérage » effectué par la candidate.


Ségolène Royal et ses partisans en sont convenus aussi : le PS ne lui reviendra pas naturellement. « Je suis d'accord et elle est d'accord : il n'y a pas de candidat ou de premier secrétaire autodésigné », dit son ancien directeur de campagne Jean-Louis Bianco. Hier, sur France Inter, son ami le député Michel Sapin a « déconseillé » à Ségolène Royal de briguer la tête du PS.


Le ton est modeste alors qu'avant l'été, l'ancienne candidate parlait de « motion » et de candidature au poste de premier secrétaire. Aujourd'hui, « elle est en interrogation », explique Bianco.


Durant l'été, l'ancienne candidate a consulté et écouté, y compris au-delà de ses partisans, pour tourner la page des divisions. À la recherche d'un nouveau consensus. Avec quelques couacs aussi. Pour s'être entretenu avec elle, le député du Doubs Pierre Moscovici s'est trouvé enrôlé, dans un article du JDD recueillant les confidences de Royal, comme « expert » à son côté. « J'ai passé l'âge d'être un expert », corrige l'ancien ministre qui n'a pas rejoint ses rangs. « Ce qui était anormal, c'était de ne pas avoir de contact » pendant la campagne, précise-t-il.


François Rebsamen, Jean-Louis Bianco, Julien Dray, Dominique Bertinotti, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti ou Delphine Batho constituent toujours le premier cercle des « royalistes ». Avec les moyens financiers que lui offre l'association Désirs d'avenir (« la souscription a très bien marché », dit-on), Ségolène Royal compte aussi réorganiser, à la rentrée, son équipe de collaborateurs. Pour être plus efficace.

# Posté le jeudi 23 août 2007 04:06

Dominique Strauss-Kahn "meilleur leader" pour la gauche devant Ségolène Royal, selon un sondage de Libération

Dominique Strauss-Kahn "meilleur leader" pour la gauche devant Ségolène Royal, selon un sondage de Libération
Dominique Strauss-Kahn "meilleur leader" pour la gauche devant Ségolène Royal, selon un sondage de Libération


Dominique Strauss-Kahn apparaît comme le "meilleur leader pour la gauche" pour les années à venir, loin devant Ségolène Royal, selon un sondage LH2 publié mercredi par "Libération".

Le député socialiste du Val-d'Oise récolte l'adhésion de 30% de l'ensemble des sondés, contre 15% pour la présidente de la région Poitou-Charentes. Les sympathisants de gauche les placent en revanche à égalité en tête du classement, à 24%. Seuls les sympathisants socialistes placent leur candidate à la présidentielle en tête, avec 31% de voix favorables, contre 27% pour M. Strauss-Kahn.

Intitulé "Les Français jugent la gauche", le sondage indique que la troisième personnalité la plus apte à diriger la gauche pour l'ensemble des sondés est Olivier Besancenot (8%). Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire devance deux socialistes, le maire de Paris Bertrand Delanoë (7%) et l'ancien Premier ministre Laurent Fabius (4%).

Le premier secrétaire du PS François Hollande pointe quant à lui à la sixième place (3% de l'ensemble des sondés, 5% des sympathisants de gauche).

- sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 août auprès d'un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas. AP

# Posté le mercredi 22 août 2007 06:32