Aujourd'hui, les Français choisiraient Ségolène Royal au second tour

Aujourd'hui, les Français choisiraient Ségolène Royal au second tour
L'activisme de Ségolène Royal sur le terrain des municipales semble payer. Selon un sondage du CSA à paraître samedi dans «Marianne», l'ex-candidate PS à la présidentielle l'emporterait au second tour sur Nicolas Sarkozy, à 51% contre 49%, si l'élection avait lieu aujourd'hui. Une victoire arrachée grâce aux sympathisants de François Bayrou, gagnés par la désaffection «sondagière» à l'égard du Président.

La présidente de Poitou-Charentes a pourtant elle aussi fait l'objet d'attaques cette semaine, la majorité s'offusquant de sa politique fiscale et de son soutien à Georges Frèche.

Opposée à l'augmentation des impôts dans sa région

Ségolène Royal a en effet limogé le premier vice-président de sa région, Jean-François Fountaine (PS), après un désaccord au moment du vote du budget. «Je dirige, et lorsqu'un élu fait du chantage à la démission parce qu'il me demande d'augmenter les impôts et les taxes sur l'essence, je le décharge de ses responsabilités», a-t-elle affirmé mardi sur France 2.

Elle a remercié «son premier vice-président parce qu'il lui disait qu'on ne pouvait pas continuer à emprunter aussi indéfiniment qu'elle le faisait pour la région, qui va atteindre des records d'endettement», a aussitôt ironisé Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP.

«C'est pas mal de savoir ça pour quelqu'un qui en même temps sur le discours national nous explique que la France est trop endettée et que le président de la République ne fait pas ce qu'il faut», a-t-il ajouté.

Selon Catherine Nay, éditorialiste à Europe 1, la candidate de «la démocratie participative» aurait en outre «refusé de donner la parole» à Jean-François Fountaine après leur vif échange lors d'une réunion de la commission permanente du conseil régional.

L'ex-compagne de François Hollande est également visée pour son soutien à Georges Frèche, président divers gauche de la région Languedoc-Roussillon et exclu du PS à la suite de ses propos sur la composition de l'équipe de France de football (il avait regretté en novembre 2006 que l'équipe comptât «neuf blacks sur onze», ndlr).

Lors d'une visite à Montpellier vendredi dernier pour soutenir le maire PS sortant, Hélène Mandroux, l'ex-candidate socialiste a décrit celui qui avait également traité les harkis de «sous-hommes» comme «le bâtisseur de Montpellier». Lequel lui a garanti le soutien de quatre à cinq fédérations du PS lorsqu'elle se présenterait à la tête du PS.

Son soutien à Frèche «plus grave que l'algarade de Sarkozy»

Une accointance vivement critiquée à droite. Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a estimé qu'elle était «plus grave» que l'algarade de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture. «Qu'est-ce qui est le plus grave dans cette affaire? c'est plus grave d'aller dire calmement, tranquillement, à George Frèche, on est avec vous, soutenez nous, que de dire dans la chaleur, la foule du salon de l'Agriculture à quelqu'un qui vous insulte: mets toi de côté, quoi».

La gauche n'a pas non plus tellement apprécié l'alliance Royal-Frèche. «Si à un moment, on a jugé qu'il était immoral sur le plan des principes, que Georges Frêche reste au PS, il faut essayer de garder le cap et ne pas, au motif qu'il y a un congrès dans quelques mois, changer d'avis parce que un tel ou un tel, dans telle région, promettrait (..) ses fédérations ou ses militants», a déclaré Benoît Hamon, leader, avec Henri Emmanuelli, du courant Nouveau Parti socialiste (NPS).

Ségolène Royal fait fi de ces critiques, qui mise avant tout cas sur les résultats du PS aux municipales. «Toute élection a un sens national», a-t-elle déclaré lundi à Périgueux. Si la gauche s'impose, elle compte ainsi en récolter les fruits dans la course au poste de Premier secrétaire du PS.
Pierre Andrieu AFP ¦ Ségolène Royal, le 25 février 2008 lors d'un meeting de soutien à Michel Moyrand, canidat à la mairie de Périgueux



Catherine Fournier (avec agence)

# Posté le vendredi 29 février 2008 15:15

Message de soutien à Ingrid Bétancourt

Message de soutien à Ingrid Bétancourt
Cet article n'est en rien politique... Nous savons aujourd'hui qu'Ingrid Bétancourt est au plus mal!
Il faut espérer une libération rapide afin d'éviter le pire!!!!!
Laisser vos messages de soutien je les diffuserai sur ce skyblog!


Lettre pour Ingrid


Vous êtes sans nul doute un exemple de courage, de combattivité, d'exemplarité...
Aujourd'hui Jeudi 28 février 2008, nous apprenons que vous êtes très affaiblie, La France entière ne souhaite qu'une chose; Que votre libération soit au rendez-vous le plus prochainement possible, que vous puissiez retrouver vos proches, retrouver cette liberté si chère à vos yeux.
Vos enfants et votre famille ont mené un combat considérable, vous pouvez être extrêmement fière d'eux.

En espérant une libération qui doit maintenant avoir lieu!!!! Nous sommes de tout c½ur avec vous.

Virginie



Que vous dire? Je suis tellement bouleversée par ce que vous avez vécu; et par ce que vous vivez encore.

J'ai les larmes aux yeux et la chair de poule à chaque fois que je vois votre photo, entend votre nom,...Pendant longtemps j'ai prié pour qu'on ait une preuve de votre vie; et là je prie pour votre retour parmi les vôtres; dans votre famille.

Nous sommes tous avec vous; alors tenez bon, pour l'amour du ciel ayez confiance.

Moi j-y crois, je sais que votre cauchemar va bientôt prendre fin.

Dieu vous bénisse et vous garde. Avec toute mon amitié; une Française et citoyenne du monde parmi tous ceux qui pensent à vous.

-Houria-


Ingrid, je vous demande de tenir. Il faut tenir. La liberté gronde, tout le monde en France pense à vous, pas un jour sans qu'un media ne parle de vous. Nous sommes là, à vos côtés, contre les FARC...

Biensûr, il ne vous reste rien, rien de vous même, plus de vie, plus d'énergie...mais vos enfants, votre famille et le monde entier sont sur le front pour crier à l'injustice et clamer votre liberté et celle des autres otages. Alors courage Ingrid. J'ai honte de vous demander d'avoir encore du courage, je me sens si petite à côté de vous, mais il faut tenir parce que la liberté vaincra, c'est le pendant de la révolte, croyez le, croyez vos proches, croyez la France. On vient vous chercher. Ne bougez pas.

Clémentine


Il faut tenir Ingrid,on est tous avec vous.

De la part de skyblog sego59259


on est tous avec Ingrid et on a tous hâte de la voir libre

De la part de segoforever22.sky


tous le monde pense à vous ingrid,on se demande comment vous vivez votre quotidien. Nous sommes soulagés à chaque bonne nouvelle vous concernant, mais ce que nous attendons tous avec impatience c'est votre libération. le mot libération est dans la tête de tout le monde.

Mais en attandant, nous vous demandons de tenir bon car votre calvaire prendra fin trés bientôt et vous le savez

Nous attendons votre retour, la France entière pense à vous

On est tous avec vous

Céline

# Posté le jeudi 28 février 2008 03:38

Modifié le dimanche 20 avril 2008 04:19

Ségolène Royal accuse son ex-numéro 2 en Région de "chantage à la démission"

Ségolène Royal accuse son ex-numéro 2 en Région de "chantage à la démission"

PARIS (AFP) — La présidente de Poitou Charentes Ségolène Royal a expliqué mardi sur France 2 qu'elle avait démis de ses responsabilités le premier vice-président Jean-François Fountaine (PS) parce qu'il avait fait un "chantage à la démission" pour obtenir une hausse de la fiscalité.

"Je dirige, et lorsqu'un élu fait du chantage à la démission parce qu'il me demande d'augmenter les impôts et les taxes sur l'essence je le décharge de ses responsabilités", a affirmé Mme Royal sur France 2.

L'ex-candidate à la présidentielle a ajouté qu'elle avait confié cette responsabilité à Bernard Grasset, maire de Rochefort, "qui partage la conviction qui est la (sienne) et celle de la majorité de gauche du Conseil régional selon laquelle, aujourd'hui, vu la flambée des prix, ce n'est pas le moment d'augmenter les impôts et les taxes sur l'essence".

Ségolène Royal a retiré lundi la délégation des finances à M. Fountaine qui avait manifesté un désaccord au moment du vote du budget. L'épisode a suscité un vif échange entre eux lors d'une réunion de la commission permanente du conseil régional.

# Posté le mercredi 27 février 2008 04:21

En tournée, Ségolène Royal cherche à distancer ses rivaux socialistes

En tournée, Ségolène Royal cherche à distancer ses rivaux socialistes
Comme au plus fort de la campagne présidentielle, Ségolène Royal parcourt le pays. Lundi, elle était au Salon de l'agriculture à Paris puis à Périgueux. Mardi, elle devait se rendre en Gironde - à Bordeaux, Talence, Gradignan, puis dans le Var, à Toulon. Début mars, elle est attendue en Seine-Saint-Denis, puis à Toulouse pour "un grand meeting" le 5 mars. Quelque deux cents invitations à venir soutenir des candidats socialistes aux élections municipales lui sont parvenues et chacune de ses apparitions sur le terrain témoigne d'une popularité que les sondages, en progression depuis l'automne, semblent confirmer. L'absence d'adversaire déclaré, prêt à lui barrer la route pour accéder à la direction du PS, lui offre un espace politique qu'elle ne se prive pas d'exploiter. Face à la chute de popularité de Nicolas Sarkozy, Mme Royal endosse implicitement les habits de chef de l'opposition. "Elle se voit déjà en contre-présidente", s'agace un de ses adversaires socialistes.


L'ex-candidate à l'élection présidentielle ne peut plus compter, comme en 2006, créer un effet de surprise. Mme Royal ne fait certes plus mystère de ses ambitions, mais elle a pris de l'avance sur ses concurrents. Les candidats déclarés au poste de premier secrétaire - Pierre Moscovici ou Julien Dray - s'inscrivent essentiellement dans l'hypothèse où elle n'entrerait pas dans la course et se gardent de l'attaquer. Bertrand Delanoë, obligé d'attendre le terme de la campagne municipale, est contraint de recourir à des phrases sibyllines. "Je ferai ce que je dois", a-t-il lancé le 24 février sur Radio-J. Quant aux "reconstructeurs" (fabiusiens, strauss-kahniens, partisans d'Arnaud Montebourg et de Martine Aubry) hostiles à un duel Royal-Delanoë, ils ne sont pas encore parvenus à cimenter leur rapprochement.

Après un été morose, la présidente de la région Poitou-Charentes a repris l'initiative. Elle compte sur son aura et "la solidité de (ses) propositions" pour convaincre. "Je vois une telle attente, je sens une telle demande autour de moi, tellement d'impatience... C'est mon devoir d'y répondre", insiste-t-elle. "Je n'ai pas besoin de coups tactiques", assure Mme Royal, persuadée que "les gens sont d'abord en attente d'un leadership à gauche".

"Ségolène Royal est la seule à pouvoir faire bouger les lignes au sein du PS", constate Manuel Valls, chef de file des députés "rénovateurs" qui, ces derniers temps, se sont rapprochés d'elle. "Elle a réussi son retour et sa popularité est grande chez les militants mais elle continue de provoquer des réactions de rejet de la part des élites et de l'appareil du parti", constate toutefois M. Valls. A vrai dire, l'entrée en lice de Mme Royal n'a point engendré de signes de mobilisation tangibles parmi les cadres du PS. Le recul du nombre d'adhérents (le Parti socialiste, qui comptait quelque 220 000 membres il y a un an, n'en revendique plus que 150 000) et le brouillage des lignes de fracture entre courants n'incitent pas les premiers secrétaires fédéraux à dévoiler d'ores et déjà leur préférence. Combien, parmi ces dirigeants départementaux dont la plupart étaient favorables à François Hollande lors du dernier congrès, sont disposés à rallier Ségolène Royal ? Les pointages les plus divers circulent mais la réalité des rapports de forces est, aujourd'hui, impossible à établir.

La fédération du Nord, qui avait soutenu Mme Royal pendant la campagne de désignation, paraît moins enthousiaste. Pierre Mauroy, qui reste influent, lui conseille de ne pas briguer la tête du parti. D'autres fédérations, en revanche, lui seraient acquises. Président (divers gauche) de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche - qui garde la haute main sur le PS languedocien malgré son exclusion en 2007 à la suite de ses propos tenus sur le nombre de joueurs noirs sélectionnés dans l'équipe de France de football - soutient Mme Royal, qu'il a rencontrée le 22 février à Montpellier. "Si tout va bien, elle aura cinq fédérations du Languedoc-Roussillon derrière elle. Si ça ne va pas bien, elle en aura quatre", a-t-il promis...

S'estimant portée par une dynamique, Mme Royal aurait préféré que le congrès prévu à l'automne soit avancé. Dans son entourage, on a accueilli avec une certaine méfiance la proposition de François Hollande d'organiser avant l'été une convention nationale consacrée à une modification des statuts et au renouvellement de la déclaration de principes du PS.

D'aucuns y voient une tentative de gagner du temps, de "diluer" l'ex-candidate dans une vaste alliance majoritaire. Pour autant, Mme Royal est disposée à s'adapter au calendrier. Après les municipales, elle va peaufiner son organisation (un "Groupe des Vingt", rassemblant des intellectuels décidés à s'associer à sa réflexion, est en cours de constitution) et continuera de dresser l'inventaire de ses soutiens locaux. Ségolène Royal, que l'on dit peu versée dans les manoeuvres d'appareil, est loin de se désintéresser de l'arithmétique de congrès.
Jean-Michel Normand
Article paru dans l'édition du 27.02.08.

# Posté le mercredi 27 février 2008 04:17

Ségolène Royal s'exprime sur Nicolas Sarkozy

Ségolène Royal était l'invitée du 20h00 de France 2 pour s'exprimer sur le président Nicolas Sarkozy

Sur son insulte à un visiteur du Salon de l'Agriculture qui l'avait provoqué, elle a répondu qu'"A la désolation succède l'angoisse, alors que le France aurait besoin de valeurs et de respect".

Sur le pouvoir d'achat, elle opte pour une baisse des taxes quand le prix de l'essence augmente, et celle de la TVA sur "les pâtes" quand il grimpe.

Sur le "style" du président de la République, elle a suggéré moins d'"impulsivité", tant dans ses paroles que ses décisions.

Elle a remercié le magazine 60 Millions de consommateurs d'avoir dénoncé la hausse des prix des produits alimentaires. Prônant la position du PS, baisse des taxes pétrolière et baisse de la TVA sur les prix de l'alimentaires quand ils augmentent, elle a ajouté qu'il fallait intervenir sur la grande distribution, pour plus de transparence entre les producteurs, les industriels et les distributeurs.

Concernant la gestion du pouvoir par Nicolas Sarkozy, elle "critique le désordre, l'absence de cadre, de contenu", dans "un contexte économique qui n'a jamais gagné autant d'argent".

Sur le chapitre des élections municipales et cantonales, elle a déclaré que "dans toutes les villes où (elle) se rend, les candidats UMP se présentent sans étiquette, alors que les photos de Nicolas Sarkozy ont disparu des documents de campagne, comme si les candidats s'en départageaient".

A la question de savoir si elle se présentait comme la première opposante du parti au pouvoir, Ségolène Royal a répondu : "Je ne fais que mon devoir".

# Posté le mercredi 27 février 2008 04:09

Modifié le mercredi 27 février 2008 04:46